BERANIMA
2024 . 40 x 60 cm

» Chouette effraie, chevêche, hulotte, épervière ou tengmalm ; hibou grand duc, moyen, petit duc ou arfang des neiges ; ces rapaces ont des drôles d’idées quand il est question de faire un nid.
La pie niche haut, l’oie niche bas, mais où niche l’hibou ? L’hibou niche ni haut, ni bas, l’hibou niche là.
Tronc d’arbre, clochers d’église, combles, granges, ou crevasses des falaises ; ancien nid d’Ecureuil, de Corneille, de Faucon, de Buse ou de terriers abandonnés ; voici une multitude d’idées pour un antre si douillet.
Pour ma part leurs tanières ressemblaient plutôt à des étagères, une cheminée, une table, un mur.
Au lieu de se poser sur une branche, ces rapaces s’accrochaient à une chaine, dansaient autour d’une oreille, glissant parfois le long d’un doigt pour se nicher au cœur d’un foulard.
Ils n’étaient pas faits de plumes ; mais de bois, de pierre ou d’or.
Depuis ma plus tendre enfance, cet oiseau fut pour moi une source d’inspiration ; une personne chère à mon cœur en faisait la collection.
Tantôt minuscules, tantôt gigantesques, ces Strigidés m’accompagnèrent avec sagesse et m’observent encore parfois, clignant d’un œil empli de joie.
Quel bonheur d’avoir participé à l’exposition collective OWL COVE, où j’ai pu réaliser ce hibou en l’honneur de ma grand-mère, une femme exceptionnelle. «

